
Rue François Gilon
La rue François Gilon porte le nom d’un soldat originaire de la commune, mort pendant la Première Guerre mondiale. Né le 8 mai 1890 à Chênée et habitant à Crisnée, François Gilon faisait partie de la vie du village avant la guerre. On le retrouve notamment sur des photos d’équipes de football locales en 1909 et en 1912.
Mobilisé dans l’armée belge, il sert comme sergent au 14ᵉ Régiment de ligne. Il se distingue au front par son courage et son engagement. François Gilon tombe face à l’ennemi le 28 septembre 1918 à Oost-Vleteren, en Flandre occidentale, lors de la dernière offensive alliée, à seulement six semaines de l’armistice.
Après sa mort, des habitants de Crisnée, parmi lesquels Émile Denomerenge et Joseph Lahaye, ramènent clandestinement sa dépouille au village. Escorté par les écoliers et la population, il est conduit jusqu’à l’église où il reçoit les honneurs funèbres. François Gilon repose aujourd’hui dans une tombe creusée dans le parvis de l’église de Crisnée, surmontée par la statue de Saint-Maurice, patron de la paroisse.
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